30 mai 2007
Last day in Ôsaka
Je déteste voir mes messages effacés et devoir les réécrire. Enfin, c'est la vie...
Donc, en allant très vite.
Je pars demain de mon appartement, après-demain d'Ôsaka.
Je suis désolé de ne pas avoir terminé le récit du séjour de ma mère et de mon frère au Japon. Je ne sais pas si je pourrai le faire un jour (ou alors dans longtemps).
Je ne sais pas quel sera l'état de ma connexion internet là-haut. Je suppose qu'en dernier recours je pourrai toujours aller dans un webcafé une fois par semaine et laisser des petites notes pour dire que je suis encore en vie et que tout va bien (ou pas).
***
Ces deux dernières semaines, rapidement, j'ai entre autres :
-regardé la finale de la ligue des champions avec Olivier et Pierre dans un bar rempli de japonais vers les 4h du matin. Fatigant mais rigolo, et puis positif aussi (mais seulement pour moi car j'étais le seul à soutenir le Milan AC).
-joué au basket samedi dernier sur l'invitation de Pierre, avec ses collègues de boulot. Epuisant et difficile. Le niveau était plutôt bon, et autant en foot j'arrive plus ou moins à masquer mon absence de souffle et mon niveau technique déficient, autant en basket c'est beaucoup plus dur. Mon seul fait marquant du match aura été de m'éclater la tête sur le plancher et d'inquiéter tout le monde... Pour une explication en image de comment j'ai réussi mon coup (c'était à la réception d'un rebond) :

En haut c'est moi dans mon esprit, droit comme un I à la réception du ballon, et puis la façon dont j'aurais dû hypothétiquement atterrir.
En bas c'est moi en réalité, complètement penché en arrière, et puis ma réception calamiteuse (forcément, j'étais préparé à atterrir sur les pieds, pas sur les fesses). Sonné 5 bonnes minutes, mais sans séquelles fâcheuses (je crois).
-fait une petite virée à la plage lundi (je comptais y aller le vendredi précédent, mais bien évidemment ce fut le jour le plus pluvieux depuis mon arrivée à Ôsaka).
Je suis donc allé à Wakayama, petite ville sympathique mais pas très originale.
Mon appareil photo ayant rendu l'âme au moment où j'arrivais sur la plage, vous n'aurez droit qu'à quelques photos prises par mon téléphone portable.

La plage. (j'adore ce genre de description)
Une petite île juste au bord de la côté, avec un petit
temple, une sorte de tonnelle sur pilotis qu'on voit
à gauche, et un petit pont qui la relie à la côté. Très
coquet.
Des statues dans le temple de Kimiidera, pas loin de la
plage. A 50Y ça doit être le temple le moins cher que j'ai
visité. En même temps il est minuscule et il faut se farcir
beaucoup d'escaliers...
Je me suis courageusement baigné environ 10 secondes avant de sortir de l'eau en grelotant mais j'étais venu jusque là avec ma serviette et mon maillot, je n'allais quand même pas rester bêtement au bord de l'eau (même si je ne suis pas un grand baigneur dans l'âme).
***
Rapide bilan sur Ôsaka : j'aime bien.
Ce n'est pas une très belle ville, certainement pas une ville à voir en tant que touriste (manque de lieux attractifs, sur-évaluation des rares sites touristiques), mais je l'ai trouvée agréable à vivre.
C'est un peu trop grand pour être une ville à taille humaine (taille humaine = comme Nice), mais pas trop étendu comme peut l'être Tôkyô. Il y a un vrai centre (en fait deux), pas comme à Tôkyô (qui en a des centaines) ou Paris (qui n'en a aucun), et en plus j'habitais à côté, forcément ça aide.
Idéal pour qui aime faire du shopping (et cette personne n'est pas moi), des magasins partout et en très grand nombre.
Et puis enfin je me suis bien amusé ici, et forcément ça aide énormément.
***
Voilà c'est tout, à bientôt !
30/05/2007 : St-Ferdinand / Ste-Jeanne (les deux ?) - Taian - Kôshi (jour de l'aîné de l'arbre du raz, premier jour du cycle de 60 jours ! )
19 mai 2007
Last 2 weeks in Ôsaka.
Après moultes péripéties, j'ai enfin obtenu confirmation de la date du début de mon boulot à Gero (le 2 juin) et du moment de mon départ d'Ôsaka (le 1er juin).
Ce fut compliqué, entre mon téléphone qui ne recevait pas les appels de l'hôtel (la réception étant très mauvaise chez moi), le responsable toujours absent quand j'appelais ou bien les incompréhensions :
-"vous voulez commencer quand ?"
-"hein ? mais je dois commencer début juin, c'est pas ce qu'on avait dit ?"
-"mais vous voulez commencer quand ?"
-"mais je... je sais pas, début juin !"
-"oui mais quand ?"
-"maiiiis, jeeeee je sais pas, je comprends paaaaas !"
(on a pas idée de laisser un choix à quelqu'un qui ne comprend qu'à moitié ce qu'on lui dit...),
ou encore :
-"le responsable est absent pour le moment"
réponse souhaitée par pierre : "d'accord, pourra-t-il me rappeler quand il rentrera ?"
réponse comprise par la réceptionniste : "d'accord, pourrai-je le rappeler quand il rentrera ?" (ce qui n'a pourtant aucun sens !)
-"oui oui bien sûr"
1 jour et demi plus tard, je commençais quand même à avoir un peu peur...
Mais au final on s'en est sorti, certainement pas grâce à moi. Il faudrait plutôt remercier le fils du gérant qui parle plutôt bien l'anglais, et qui viendra me chercher à la gare quand j'arriverai : la classe.
J'aimerais bien aller faire un petit tour à la mer d'ici-là, j'essaierai la semaine prochaine quand il refera très beau.
***
Bon, si je veux terminer le compte-rendu du séjour de ma mère et mon frère d'ici à ce que je parte, j'ai intérêt à passer à la vitesse supérieure...
Déjà, passons au lundi 23 ! Le lendemain de notre petit périple à Kyôto, nous sommes partis en Shinkansen (TGV japonais) pour la capitale nippone, la très grande et très peuplée Tôkyô.
Nous avons failli rater le train et ne pas partir d'ailleurs (et ne pas manger non plus), mais au final tout s'est arrangé, encore une fois.

Ma mère a pris quelques photos du shinkansen, en
voici deux. Un peu de paysage rural japonais.
Nous avons logé deux nuits dans un petit hôtel chinois (?)
du quartier d'Ikebukuro, au sujet duquel j'avais lu de
bonnes choses sur internet. Et ça s'est bien passé,
c'était propre et pratique. (c'est la seule photo du quartier
qu'on ait prise par contre)
Après avoir déposé les bagages à l'hôtel, j'ai entraîné une mère motivé et un petit frère récalcitrant dans un très rapide tour de Tôkyô (c'était notre seule demi-journée à Tôkyô, nous avons donc juste fait un petit tour des quartiers assez connus et proches de l'hôtel)
Nous sommes tout d'abord allés à Shinjuku,
en partie un quartier d'affaire couvert
de buildings en tout genre (ici l'hôtel de
ville, au sommet duquel nous sommes
ensuite montés)
Une vue sur Tôkyô, prise du bâtiment sus-décrit.
La tâche verte, c'est le parc de Yoyogi, que nous avons
ensuite traversé en courant, pressés par une fermeture
précoce à laquelle je ne m'attendais pas...
(c'est dommage parce que j'aime bien ce parc)
Et voilà ce qu'on peut trouver, à Tôkyô encore plus
qu'ailleurs au Japon : une queue de 3 kilomètres de
long pour aller manger des beignets et boire du café...
Alors qu'à moins de 100 mètres il y avait d'autres
trucs du même type, sans personne dedans encore une fois !
Et si ça ne vous a pas convaincu que ces gens sont fous :
1h10 d'attente annoncée !! Mais qui veut attendre une
heure dix pour aller manger des doughnuts !?
A la sortie du parc de Yoyogi, nous sommes allés faire
un petit tour à Harajuku (dont voici la gare).
Je ne suis pas très fan des quartiers jeunes
à la mode en général, mais j'aime bien
Harajuku, je ne sais pas trop pourquoi...
Là c'est Takeshita-dôri, une rue très célèbre.
(qui a dû bien savoir se vendre surtout)
Et puis pour finir nous sommes allés à Shibuya, le
quartier qui bouge par excellence. Comme vous
pouvez le voir, en début de soirée c'était bondé.
Y a des écrans géants, des trucs qui brillent partout,
des gens partout, des magasins à la mode, des jeunes
habillés à la dernière mode... bref, c'est Shibuya.
Nous avons mangé rapidement à Shibuya avant de rentrer sagement nous coucher, un peu fatigués par notre journée et prêts à repartir dès le lendemain pour la ville de Nikkô... mais je raconterai ça une autre fois !
***
19/05/2007 : St-Yves - Shakku (encore ? ça c'est bizarre, j'ai dû faire une erreur la dernière fois...) - Kichû (jour du cadet de l'eau du boeuf)
15 mai 2007
Bla bla bla, bla bla bla...
(ou : "Pierre n'a pas d'idée de titre")
Samedi : Malgré le pauvre choix de date (voir fin de la note précédente), la petite fête chez Olivier s'est bien déroulée, j'ai beaucoup parlé anglais tout en préparant (puis mangeant) énormément de gyôzas(1). C'était rigolo et enrichissant.
Dimanche : Le midi, sur une invitation lancée la veille par Pierre (d'Avignon), le petit groupe français et assimilés (Olivier, Pierre, moi-même, et les copines de ces deux charmants garçons) est allé participer à une petite fête organisée par l'izakaya(2) situé juste en bas de son immeuble, au cours de laquelle j'ai parlé japonais et beaucoup mangé.
Nous avons ensuite continué la petite fête au karaoke où nous avons alterné les tubes anglo-saxons et japonais, et encore une fois Pour un flirt de Michel Delpech, chanson à laquelle même les gens qui ne comprennent rien au français peuvent participer, grâce aux "lalalalalala lalalala lalalalala lalalala lalalalala lalalala". C'était encore une fois très sympathique mais très fatigant.
Après les excès culinaires de ce week-end, je n'ai plus mangé jusqu'à ce soir...
(1) raviolis chinois, appelés jiaozi là-bas d'ailleurs (je viens de découvrir ça)
(2) sorte de bar/restaurant japonais, où l'on peut venir pour boire ou pour manger, mais le plus souvent pour les deux
***
Reprenons les aventures des semaines précédentes.
Le dimanche 22 Avril, nous sommes donc allés dans la ville de Kyôto, capitale impériale de la fin du VIIIème à la fin du XIXème siècle (mais pas forcément capitale politique pendant tout ce temps).
Pour cette première journée dans cette ville (l'une de mes favorites au Japon), nous sommes restés classiques et nous sommes cantonnés aux destinations touristiques les plus connues et courues.
Nous avons donc commencé par le Kiyomizu-dera, un temple très célèbre de l'est de la ville, situé à flanc de colline et à moitié sur pilotis. Il est plutôt joli et la vision d'une forêt relativement touffue si près du centre de Kyôto est toujours assez surprenante.

Il y avait des gens, et pas qu'un peu.

Sur la gauche, vous pouvez apercevoir
la ville de Kyôto

Et de là, on voit assez bien les
pilotis sous le bâtiment
(à partir duquel les premières
photos ont été prises)
De là nous avons décidé de nous diriger vers le Ryôan-ji, temple très connu pour son jardin zen avec du gravier et des gros cailloux, que je n'ai jamais vraiment apprécié, mais son cadre est agréable, et puis bon... Il faut bien faire un peu les touristes de base de temps en temps !

En fait ce que je préfère
dans ce temple, ça doit être
ce petit étang dans son parc...

Le fameux jardin, avec la foule devant.
Un calme
serein qui invite carrément à
la méditation !

D'autres parties du temple, dont un
petit jardin de mousse...
Nous avons ensuite joué de chance : persuadés (surtout moi) que nous arriverions trop tard pour visiter le Kinkaku-ji (pavillon d'or), nous avons quand même tenté notre chance et bien nous en a pris ! Au lieu de fermer l'entrée 30 minutes avant la fermeture complète (comme font la plupart des autres temples), ils ne la ferment qu'avec un quart d'heure d'avance !
Ainsi nous avons non seulement pu faire le tour du propriétaire, mais de surplus, le faire pratiquement seuls, ce qui n'arrive pourtant jamais habituellement, surtout en plein printemps.
Une surprise en rentrant :

Notre retour en bus vers la gare fut
interrompu par le
passage d'un festival et des porteurs
de mikoshi
(sortes de chars portés sur les
épaules), que voici.
Et puis la gare, que j'aime bien.
Et pis voilà.
14/05/2007 : St-Matthias - Shakku (pas top) - Boshin (jour de l'aîné de la terre du singe)
PS : à la télé, un reportage pose la question de savoir si il ne faudrait pas baisser l'âge pour voter à 18 ans (au lieu de 20), une petite carte montrant qu'il est l'un des derniers pays à avoir une limite si haute. La petite explication après est un peu trop technique pour que je suive tout ce qui se dit, mais rien que le fait qu'ils se posent la question est quand même un sacré pas en avant dans ce pays...
(et puis on apprend que David Beckham donne de son image pour aider à faire retrouver une petite fille disparue au Portugal... Ça m'étonnerait quand même qu'ils l'aient ramenée jusqu'au Japon mais bon hein, c'est Beckham alors il faut en parler, non mais quand même !)
12 mai 2007
Délinquance et divinité !
Je suis obligé de réécrire le début de cette note après l'avoir effacée accidentellement. Je déteste ça.
Avant-hier, le Japon, plus particulièrement Ôsaka, s'est réveillé dans l'horreur de la dégradation urbaine au coeur même de la ville. Les commentateurs de la télévision ont l'air horrifié, on sent qu'on n'est qu'à un pas de la violence gratuite, des problèmes de banlieue, des émeutes, des chefs d'état d'extrême-dr... de très à droite (ah, mais ça c'est déjà le cas au Japon en fait, désolé), bref, rien ne va plus.
"Mais que s'est-il donc passé ?" me demanderez-vous. (oui, même si ça ne vous intéresse pas, vous me le demanderez quand même parce que vous êtes des lecteurs polis)
Des braquages à main armée ? Des violences entre gangs ? Des pillages ? Des meurtres ? Des viols ?
Que nenni ! Les murs d'amerika mura (le village américain...), coin à la mode du centre-ville d'Ôsaka, et pas loin de chez moi d'ailleurs (j'ai eu chaud !) ont été recouvert de tags ! Et ça a fait l'ouverture des news - au moins dans ma région.
Fort heureusement le Japon est un pays sûr, et des caméras de surveillance ont filmé toute la scène (que l'on a pu apprécier avec un frisson d'horreur à la télévision d'ailleurs), et les fauteurs de trouble seront sans aucun doute bientôt derrière les barreaux (même si ces affreux délinquants prenaient soin de se masquer le visage pour perpétrer leur horrible méfait, il semble quand même qu'on ait aperçu leurs traits).
OUF !
***
Hier, je suis allé rendre visite au dieu des mangas. Ou en tout cas, je suis allé à son musée, et c'est déjà pas mal.
Le dieu des mangas, c'est Osamu Tezuka. Et son musée, il est à Takarazuka, petite ville de la banlieue d'Ôsaka, surtout célèbre pour sa troupe de théâtre exclusivement féminine, à propos de laquelle j'essaierai de toucher un mot un peu plus tard.
Je ne sais pas trop si ça vaut le coup que je présente Osamu Tezuka. Après tout, les gens que ça intéresse sauront déjà à peu près tout ce que je vais dire (voire plus) et ceux que ça n'intéresse pas... Eh bien ça ne les intéresse pas !
Mais bah, je vais quand même faire un petit effort, histoire de faire semblant de donner de vraies informations de temps en temps sur ce blog.
Donc, Osamu Tezuka. Il est né en 1928 et décédé en 1989. Il est considéré de façon générale comme le Père et l'inventeur du manga (bande dessinée japonaise) moderne.
Ça m'a toujours semblé un peu douteux qu'on attribue la paternité de tout un art à une seule personne. Je suppose qu'à son époque d'autres devaient aussi aller dans la même voie que lui, mais certainement avec moins de talent et c'est sans doute ça l'important.
Au niveau de son importance dans le domaine du manga, et je ne pense pas beaucoup me tromper, on pourrait dire qu'il a été pour le manga ce que Hergé, Franquin et Goscinny réunis ont pu être pour la bande dessinée franco-belge : une influence incontournable, un touche-à-tout de génie, l'inventeur de nouveaux codes...
On lui attribue en particulier (et pas seulement) l'introduction de personnages aux grands yeux (fortement influencé en cela par ce qui se faisait aux Etats-Unis à l'époque, en particulier par Walt Disney) ou le premier manga destiné en priorité aux jeunes filles (Ribon no kishi, ou Princesse Saphir en français, l'histoire d'une jeune princesse qui se déguise en garçon pour vivre des aventures).
Son oeuvre la plus célèbre au niveau mondial est sans aucun doute Tetsuwan ATOM, l'histoire d'un petit androïde qui sauve régulièrement le monde (ça ne vous sans doute rien comme ça, mais si je vous dis Astro le petit robot, ça éveillera peut-être quelques souvenirs chez certains d'entre vous ?)
Il serait difficile de faire un résumé complet de son oeuvre, car il fut d'une productivité absolument époustouflante, surtout quand on sait qu'il travaillait aussi en même temps à l'adaptation en dessin animé de ses différentes histoires...
On pourrait cependant rappeler que même si les studios Disney ne se sont jamais donné la peine de le reconnaître, le Roi Lion est directement inspiré d'une de ses oeuvres, Jungle Taitei (Le roi Léo en français).
Il s'exerça avec succès à de nombreux genres et sujets, la science-fiction, la fiction historique engagée, le fantastique, passant sans aucun problème du sujet pour enfants à la bande dessinée directement destinée à un public adulte.
Nous avons eu la chance de voir beaucoup de ses mangas traduits en français ces dernières années, même si je tiens quand même à dire que je n'ai pas forcément apprécié tout ce que j'ai lu, même dans ses oeuvres pour adultes.
Mais j'ai adoré (et je pense que c'est le genre dans lequel je le préfère, peut-être aussi parce que c'est quelque chose qui m'intéresse a priori) ses fictions historiques et sociales : L'arbre au soleil (l'histoire d'un médecin et d'un samurai au moment de l'ouverture du Japon sur l'occident à la fin du XIXème), L'histoire des 3 Adolf (seconde guerre mondiale, l'amitié mise à rude épreuve entre deux amis d'enfance), ou encore Ayako (la chronique d'une riche famille de campagne parfaitement immorale et déstabilisée par la nouvelle société du Japon d'après-guerre) : c'est intéressant, intelligent, et il n'hésite jamais à donner des coups de pieds dans l'état d'auto-satisfaction dans lequel le Japon se trouve aujourd'hui encore quand il s'agit de regarder son passé : il met en avant les bienfaits qu'on pu apporter l'ouverture à l'occident, critique la politique japonaise avant, pendant et après la 2nde guerre... (son Bouddha est aussi tout à fait passionnant et nous donne un aperçu de ses convictions non pas religieuses, mais humanistes, écologistes et pacifistes, mais je n'ai malheureusement jamais eu l'occasion de le lire en entier)
Hum, au final je me suis quand même un peu emballé, désolé !
Donc revenons-en à ma visite de Takarazuka, avec quelques photos pour faire passer le méchant pavé ci-dessus.

Le long de Hana no michi (le chemin des fleurs...),
qui mène de la gare au théâtre de la fameuse troupe
dont je parlerai tout à l'heure. Ça fait penser au sud
de l'Europe, mais en carton-pâte... 
Le musée en question. Le long de la façade sur la
droite on peut voir les visages des plus célèbres héros
et héroïnes du dessinateur. Mais pas sur cette photo.
Une statue de Phénix l'oiseau de feu,
symbole d'une de ses plus belles oeuvres
que je n'ai pas lue. Hem... Mais il ne l'a
jamais terminée alors on va dire que c'est
moins grave.
La ville est jolie mais un peu artificielle, on a du mal à reconnaître "l'environnement abondamment naturel" que décrit Tezuka dans le petit pamphlet remis à l'entrée du musée (c'est dans cette ville qu'il a passé la majeure partie de son enfance, le musée n'est pas ici pour rien malgré tout). Mais la petite balade qui mène de la gare au musée (et passe devant le fameux théâtre dont je vais vraiment parler plus tard) est tout de même agréable.
Le musée n'est pas très grand mais bien fourni et très intéressant (mais il vaut mieux avoir des notions de japonais pour le visiter...), j'ai eu droit (seul dans la salle) à la projection d'un court-métrage d'animation relativement intéressant et mettant en fiction (et de façon joyeusement fantastique, à la manière d'un Disney de la grande époque) tous les éléments de son enfance dont on a entendu parler auparavant dans le musée : sa passion pour les insectes et les histoires, la persécution dont il était victime par les plus grands et plus forts que lui, la militarisation du Japon qui faisait qu'on rigolait pas tous les jours à l'époque, et bien sûr son talent pour dessiner des mangas qui plaisent à tous, déjà à l'époque.
J'ai aussi pu m'apercevoir dans la bibliothèque qui donne accès à ses oeuvres dans toutes les langues du monde que nous étions particulièrement bien fournis en France, et j'ai lâchement fui devant la possibilité de participer à un atelier d'animation.
Une escapade joyeuse et intéressante au final, qui m'a replongé avec plaisir dans l'univers de ce charmant monsieur.
Le charmant monsieur en question.
***
Bon, maintenant deux mots sur la troupe théâtrale de Takarazuka, quand même.
Comme j'ai quand même la flemme, je vous reporte à l'article wikipedia sur la question, et je vais me contenter d'énoncer quelques faits amusants et/ou intéressants comme ça.
C'est donc une troupe musicale composée exclusivement de membres féminins, qui jouent donc à la fois les rôles masculins et féminins. C'est une véritable institution très connue au Japon. Les apprenties actrices sont séparées à leur arrivée dans l'école de la troupe entre celles qui joueront les rôles masculins et celles qui joueront les rôles féminins.
J'ai eu l'occasion de me faire quelques impressions sur la chose au cours de ma visite à Takarazuka, et surtout grâce à une exposition au musée Tezuka sur Versailles no bara (la rose de Versailles, plus connu en france sous le doux nom de Lady Oscar - elle est habillée comme un garçon, Lady Oscar personne n'oubliera jamais son nom ! - et oui ça m'amuse de mettre un lien vers la couverture en italien d'une bande dessinée japonaise sur l'histoire de France).
Je rappelle pour ceux qui (on ne sait jamais) ne connaitraient pas : Oscar c'est une fille noble qu'on a élevée comme un garçon, et qui est capitaine de la garde à Versailles sous le règne de Louis XVI, qui est copine avec Marie-Antoinette, même qu'elle peut rien faire pour l'empêcher de devenir bête et arrogante, cette traînée d'autrichienne, et qui tombe amoureuse d'abord du namoureux de la reine (Fersen) puis de son copain d'enfance André, et puis qui meurt après s'être rangée du côté du peuple pendant le révolution.
Raconté comme ça, ça a vraiment l'air niais et mauvais, mais pour tout dire, j'ai été très agréablement surpris en lisant le manga (traduit il y a quelques années en français) et par le respect (relatif) de l'histoire de France, et par le juste équilibre trouvé sur cette période délicate, bons points qui me sont d'autant plus plus revenus en mémoire au moment de voir le Marie-Antoinette de Sophia Coppola, qui ne bénéficie à mon goût d'aucune de ces qualités
Bien évidemment c'est caricatural, on y voit apparaître tous les poncifs et clichés sur la période révolutionnaire que plus personne en France n'oserait encore mettre en scène, mais pour un manga écrit dans les années 1970, et donc à l'époque exclusivement destiné au public japonais, je trouve qu'il tient la route de façon assez étonnante. Les personnages historiques sont présentés avec retenue (par exemple Robespierre, qu'on ne voit qu'assez peu est juste normal, et pas une sorte de fanatique avec le couteau entre les dents), et puis l'histoire principale, bien qu'un peu clichée et ringarde, est quand même assez touchante.
Bref, si vous avez un peu suivi tout ce que j'ai écrit depuis le début, vous comprendrez assez aisément le lien entre Tezuka et cette oeuvre, et le pourquoi de cette exposition au sein du musée Tezuka. Non ? Et Princesse Saphir alors ? La princesse qui se déguise en garçon ? Pfff...
Bon, maintenant que cette filiation est établie, passons au lien suivant : entre Lady Oscar et Takarazuka, un lien qui semble un peu évident encore une fois (filles qui se déguisent en garçons, tout ça) : la rose de Versailles a été adapté en pièce par la troupe de Takarazuka, eeeh oui ! C'est d'ailleurs l'un de ses plus gros succès, repris à plusieurs reprises depuis les années 70.
Il est d'ailleurs amusant de noter que pour la création de Princesse Saphir, Tezuka lui-même avait été inspiré par la troupe de Takarazuka (qu'il avait forcément côtoyée en grandissant dans la ville) ! Alala, c'est fou tout ça.
Sur le chemin des fleurs, qu'on voit plus
haut, il y a des statues représentant les
plus gros succès de la troupe, et là c'est
la statue de... Bon ça va, vous avez
compris.
Donc, mes impressions fugitives sur la troupe maintenant :
-Je n'irai pas regarder un spectacle, non seulement ça doit être cher et galère pour trouver une place, mais en plus ça a l'air horriblement kitch, que ce soit au niveau des costumes, du jeu de scène ou des chansons.
-Les filles qui jouent le rôle de garçon n'ont pas l'air très masculines (même si une d'entre elle est prise par un garçon par des français ! - si vous ne comprenez ce dont je parle, cherchez un peu sur wikipedia - et si, après avoir trouvé ce dont je parle, vous ne comprenez toujours pas, ne vous en faites pas, moi non plus), mais les filles qui jouent le rôle de filles n'ont pas l'air très féminines non plus, c'est bien la peine.
-Je n'arrive pas à déterminer si j'aime bien le bâtiment du théâtre ou pas... Jugez vous même.

Et puis voilà...
***
Pfiou, je ne pensais pas écrire autant.
Bon, eh bien tant pis, je parlerai de mes aventures familiales une autre fois, ça fait vraiment déjà trop long.
12/05/2007 (je mets déjà la date de samedi, même si en france c'est encore vendredi) : St-Achille - Butsumetsu (ouille, et Olivier qui organise une fête chez lui ce soir... on voit qu'il ne s'est pas bien préparé...) - Heigo (jour de l'aîné du feu du cheval, un jour très très yang ! )
PS : Ah zut ! Je voulais parler d'autre chose... Bon, alors en vitesse.
Puisque je suis dans un message où je parle beaucoup de manga, je vais en profiter pour glisser un mot sur mon dernier coup de coeur : Vinland Saga la toute nouvelle série de Yukimura Makoto, déjà auteur de Planètes, peut-être bien mon manga préféré de ces dernières années.
Déjà avec Planètes (dont l'article wikipedia est affreusement nul d'ailleurs) il avait réussi à me ré-intéresser à la conquête spatiale et à la science-fiction en même temps (ce qui n'est pas un mince exploit), et ici il a déjà réussi à me donner envie de me re-documenter un peu sur les Vikings et l'histoire du nord de l'Europe aux alentours de l'an 1000 (c'est donc le sujet de Vinland Saga).
Ça a l'air assez bien documenté, la seule chose m'ayant fait grincer des dents pour le moment étant les soldats francs (déjà francs ? en l'an 1000 ?(*)) qui parlent en français moderne (avec des fautes) mais on n'est pas dans le viking avec son casque à cornes qui boit de l'hydromel dans les crânes de ses ennemis, ce qui est rassurant. Sinon, c'est bien, même si en 4 tomes parus pour le moment c'est loin d'avoir autant d'impact que la série entière de Planètes en avait en autant de volumes (mais Planètes réinventait le monde en 4 volumes aussi, c'est pas évident de refaire la même chose à chaque fois).
Bref ! Cette fois c'est tout, c'est vrai, je vous le promets !
Et désolé pour ceux que tout ceci n'intéresse pas vraiment. La prochaine fois, je parlerai d'autre chose. Ou alors j'essaierai.
(*)En fait après vérification il semblerait que si, on disait encore francs en l'an 1000, et même après. Quelque part c'est logique mais je trouve ça un peu surprenant quand même (je pensais que les premiers capétiens étaient déjà rois de France, mais il semblerait qu'ils n'étaient en fait encore que rois des francs)
08 mai 2007
Parce qu'il faut bien passer à autre chose...
...Et que la terre continue de tourner, même au Japon, changeons de sujet.
Le Japon est un pays bruyant. Comme, d'après ce qu'on m'a dit, beaucoup de pays d'Extrême-Orient. Le bruit n'est pas non plus constant ou invivable bien sûr, mais par exemple ça ne semble déranger que moi que dans le petit parc derrière chez moi, il y ait du bruit environ 20h/24 - en ce moment-même, c'est une bande de jeunes qui font du foot (il est 23h en semaine) et je m'estime bien content que ce ne soient pas les chiens que leurs maîtres sortent et font jouer et aboyer parfois jusqu'à 2h du matin...
Enfin, je suppose qu'on s'y habitue.
L'autre symptôme qui me vient rapidement à l'esprit, ce sont les haut-parleurs dans les lieux publics.
Ainsi, dans le supermarché Sûpa Tamade où je vais faire régulièrement mes courses, j'ai droit sans interruption à une voix masculine et nasillarde qui m'affirme que oui, je suis bien au Sûpa Tamade, le moins cher Sûpa Tamade, Sûpa Tamade, on y vend tel truc et tel machin, et c'est pas cher, Sûpa Tamade... Tant qu'on n'y fait pas attention, ça va. Dès qu'on commence à se laisser envahir par contre, on est foutu.
Au Sûpa Tamade, le brave monsieur ne fait que parler, mais les chaînes un peu plus chics ou friquées ont droit elles à leurs propres petites chansons, ainsi la chaîne 99 shop (tout à 99Y plus les taxes) a une petite chanson rigolote qui fait "kyu kyu kyu kyu kyu" (mais Greg et Sarah la connaissent mieux que moi), les Don Kihote (magasin où on trouve de TOUT - sauf ce qu'on cherche évidemment) ont au moins deux chansons dans des styles très différents pour lesquelles je craque tout à fait même si je ne les ai pas beaucoup entendues, et j'ai découvert aujourd'hui que la galerie couverte très chic de Shinsaibashi-suji située à côté de chez moi avait elle-même son jingle : sur un arrangement de cordes très mélodieux, une douce voix féminine nous chante : "Shinsaibashi-suji lalala Shinsaibashi-suji lalala Shinsaibashi-suji" (véridique ! imaginez-vous dans les galeries lafayette en train d'écouter la chanson "galeries lafayette, lalalala, galeries lafayette...").
J'ai dû m'agenouiller et faire mine de refaire mes lacets pour ne pas que les passants me voient en train de succomber à une irrésistible crise de rire. (car bien évidemment ici ça ne choque personne)
Bien sûr ce ne sont là que quelques exemples de bruits, Olivier a déjà parlé des candidats aux élections qui circulent en voiture dans son blog, on pourrait aussi dire un mot sur les perpétuels messages au haut parleurs dans les gares et les trains mais ceux-ci ont quand même une valeur informative, au moins pour les aveugles.
Encore une fois,tout ceci n'a rien d'insupportable, mais vraiment : au Japon, le silence est une option (rarement utilisée)
***
On en parle souvent dans les guides sur le Japon et les trucs du genre "oh oh oh, ce qu'ils sont insolites les gens de l'étranger", mais au Japon il y a des chaussons exprès pour aller aux toilettes, dont on voit bien l'intérêt, surtout quand on connaît la configuration des toilettes japonaises (j'aurais aussi bien pu prendre les miennes en photo, elles sont un peu plus propres... mais j'ai eu la flemme).
Tout ça pour dire que samedi dernier, en se rendant au karaoke avec Pierre et son ami Patrick, nous avons aperçu dans la gare ces si esthétiques accessoires aux pieds de deux demoiselles habillées (hors de leurs chaussures donc) à la dernière mode.
Interloqués, nous nous sommes demandés s'il s'agissait d'une nouvelle mode et avons cru apercevoir un peu plus tard une autre demoiselle munie de ses jolis chaussons, mais sans plus.
Du coup aujourd'hui en sortant (pour aller m'acheter des chaussures d'ailleurs) j'ai gardé les yeux baissés et observé attentivement les pieds de toutes les demoiselles à la mode que je voyais, mais pour rien : aucune n'arborait de belles pantoufles de caoutchouc !
Alors, nouvelle mode ? Circonstances abracadabrantesques pour les deux jeunes filles de l'autre soir ? Je ne sais pas encore, mais une chose est sûre, les prochains jours, je garderai encore les yeux baissés !
Sinon pour le karaoke nous étions 10, l'assemblée était très internationale : france, japon, états-unis, nouvelle-zélande ; et nous avons chanté en anglais, japonais et français (Michel Delpech a remporté l'adhésion, et comme il n'a pas déclaré ouvertement son attachement à notre bien aimé nouveau président, je veux bien encore chanter ses chansons).
***
Reprenons le récit des aventures de la famille Coulaux au Japon.
Le Vendredi (20), nous sommes allés à Himeji, renommée pour son très célèbre château, surnommé le héron blanc.

Vous l'aurez deviné, c'est le fameux château.
Donc nous sommes entrés dedans, nous l'avons visité, nous sommes montés jusqu'au sommet, et puis nous sommes repartis. (contrairement au château d'Ôsaka, l'intérieur est conservé comme au bon vieux temps, c'est donc intéressant en soi-même - même si, au grand regret de mon frère, nous n'avons pas retrouvé la statue en cire de Miyamoto Musashi qui était pourtant là il y a 4 ans, j'en suis presque sûr)
Ma mère ayant repéré la présence d'un parc renommé juste à côté du château (le Kô-kôen), nous nous y sommes rendus, y avons déjeuné avec quelques heures de retard, l'avons visité en vitesse pour cause de fermeture imminente, et sommes repartis.



Des photos du parc en question, la 2nde prise du petit
salon de thé où nous avons mangé.
Le lendemain (Samedi 21), mon frère et moi nous sommes reposés pendant que mon infatigable mère partait en expédition visiter des fermes japonaises dans un parc au nord d'Ôsaka.
Et puis le dimanche nous sommes allés à Kyôto, mais ce sera pour une autre fois !
***
07/05/2007 : Ste-Gisèle - Taian (tiens, hier c'était Butsumetsu, le jour de la grande malchance. ha ha ha, comme c'est bizarre !) - Shinchû (jour du cadet du métal du boeuf)
07 mai 2007
Et voilà... (une pensée inutile)
Comme quoi ce n'est pas forcément parce qu'on s'y attend depuis des mois, voire des années, qu'une mauvaise nouvelle est moins désagréable.
Ça me donnerait presque envie de me débrouiller pour ne pas rentrer en France tout en me faisant passer pour un citoyen belge au cours des 5 prochaines années (ou plus). Ça va être dur, très dur, de supporter ça en ne pouvant rien faire, de regarder avec effroi et désespoir la politique de mon pays. On va enfin comprendre ce qu'on pu ressentir les américains et les italiens ces dernières années.
Et pourtant il va bien falloir rentrer, ne serait-ce que parce que si les gens qui sont contre lui s'en vont, qui restera-t-il pour s'opposer ? Si on veut espérer passer à autre chose un jour, il va falloir apprendre à faire le dos rond.
Tout ça en espérant bien sûr que rien n'ira trop loin d'ici-là... Que la fichage génétique des enfants délinquants ne sera pas devenu tellement banal qu'on n'y fera plus attention, qu'aucun dommage irréversible ne sera commis sur le plan de la politique internationale (parce qu'il ne faudra pas compter sur ce président pour dire non à une invitation à partir en guerre...), que l'éducation, les retraites, le régime social français auront encore un visage à peu près humain, et que mon neveu de 2 ans n'aura pas été conduit à la frontière pour prénom pas assez français.
Ce qui me fait le plus mal, c'est le score conjugué à la forte participation. Tant que ça ? J'espère bien amèrement qu'une grosse partie de la participation présumée s'avèrera en définitive être du vote blanc.
Et dire qu'après 2002 je pensais ne plus jamais pouvoir être autant déprimé par une élection présidentielle...
03 mai 2007
Ah ben bravo !
(J'ai déjà raconté l'histoire suivante à de nombreuses personnes, si vous en faites partie vous avez le droit de passer directement à la partie suivante...)
Hier, après un match de foot au cours duquel j'ai donné tout ce que j'avais (ce qui me laisse avec pas grand chose aujourd'hui du coup), et un petit moment avec des compagnons et compagnonne de football anglo-saxons dans un Game Center (salle d'arcade en français, un endroit où il y a plein de jeux vidéos quoi - moment qui m'a d'ailleurs donné l'occasion de découvrir avec stupéfaction des jeux dont je ne soupçonnais même pas l'existence, celui de simulation de shamisen qui est très rigolo, et surtout celui de simulation de promenade de chien (!) avec un tapis roulant et une fausse laisse, très physique comme jeu puisqu'il faut parfois courir avec le chien, tout en tirant sur sa laisse pour l'empêcher de se jeter sous les roues des voitures ou de manger des trucs pas bon qui traînent, mais aussi ne pas oublier de s'arrêter pour lui laisser faire ses besoins de temps en temps - et ce même pas dans le caniveau !) , je suis rentré chez moi sur le coup des 22h.
(cette dernière phrase était vraiment beaucoup trop longue, et il faut que j'arrête avec mes parenthèses)
Jusqu'ici rien de particulier sauf qu'il se trouve que j'avais oublié ma clé à l'intérieur de mon appartement en partant et claqué la porte derrière moi... Les instructions dans ce cas-là sont d'aller demander au petit bar en bas de chez moi dont le patron est un ami du manager de mon immeuble. Malheureusement Golden Week (semaine de congés) oblige, le bar était bien sûr fermé...
Deux coups de fils sans réponse à mon propriétaire plus tard, je commençai sérieusement à envisager les solutions alternatives et demandai même l'hébergement à Olivier, mais finalement tout s'arrangea, je pus parler à mon proprio/manager et une gentille dame vint m'ouvrir ma porte (vers 23h, ce qui me causa grande honte et je jurai alors qu'on ne m'y reprendrait plus !).
- je m'essaie au passé simple, ce n'est quand même pas du tout évident à la première personne... -
Et maintenant, enchaînons sur nos péripéties touristiques familiales...
***
Kankô (2)
Après avoir laissé une bonne nuit de repos à nos voyageurs (ma mère dans un hôtel près de chez moi et mon frère sur mon canapé), nous sommes partis faire un tour au château d'Ôsaka histoire de leur montrer quand même un peu à quoi il ressemble.
Le château d'Ôsaka, avec au premier plan une barrière
pour le moins originale, que je soupçonne fort d'avoir
un lien avec une légende concernant le bâtisseur du
château ses deux plus grands rivaux et un oiseau
chanteur, histoire que j'ai la flemme de raconter ici.
Encore le château, avec au premier plan une "time
capsule" que je n'avais jamais remarqué jusque-là,
dans laquelle des japonais ont enfermé en 1970 des
objets de leur vie quotidienne. Cette capsule doit être
ouverte 5000 ans plus tard à la grande stupéfaction
des gens de ce temps je suppose. Mais à vrai dire,
ce qu'il y a dedans semble déjà maintenant un peu
anachronique...

Le printemps étant la saison des sorties et voyages scolaires au Japon, nous avons eu
l'occasion de voir beaucoup de jeunes et moins jeunes écoliers en groupe au cours de ces
deux semaines. A la plus grande honte de mon frère qui nous fustigeait de ne pas respecter
leur intimité, ma mère et moi en avons pris un certain nombre en photos, dont ces deux-là
au château d'Ôsaka. A gauche, un groupe de collégiens avec un chapeau (bob pour les filles,
casquette pour les garçons) jaune pour pas qu'on puisse les perdre - mais si chaque groupe
a un chapeau jaune, comment font-ils pour ne pas les mélanger ? - et à droite un groupe de
petits garçons avec une jolie casquette assortie à leur uniforme, ce qui n'a pas manqué de
me surprendre car, si j'avais déjà vu de tels accoutrements (avec la casquette donc) dans de
vieux mangas ou films, je les pensais disparus aujourd'hui... Mais visiblement non.
Nous sommes ensuite rentrés à l'intérieur du château, malgré mes protestations ("c'est cher et c'est sûrement nul !"), que j'ai finalement ravalées, car même si l'intérieur bétonné et la vue n'apportent vraiment pas grand chose, le petit musée qu'il contient est quand même tout à fait intéressant pour quelqu'un qui apprécie un tant soit peu l'histoire du Japon, et en particulier de la fin XVIème/ début XVIIème, époque passionnante et foisonnante - par chez nous aussi d'ailleurs.
Après un dernier tour dans les environs et dans un petit jardin de ma connaissance, nous nous sommes dirigés sur l'insistance de ma mère vers le quartier d'Umeda (un de deux quartiers centraux d'Ôsaka - celui qui n'est pas à côté de chez moi bien sûr) pour monter au sommet d'un building renommé, d'après l'un des guides touristiques de ma mère, pour son "jardin flottant" situé au dernier étage. Ayant laissé mon frère épuisé au pied de la tour, nous sommes montés (après avoir payé) au péril de notre vie dans un ascenseur avec des parois en verre et suspendu dans le vide (idéal pour qui aime les sensations un peu fortes, mais pas pour moi) pour nous apercevoir en fait que "Floating Garden" ne voulait pas du tout dire qu'il y avait un jardin, mais était simplement le nom du dernier étage...
Je n'ai pas sous les yeux les références du guide de ma mère mais si je les avais je le recommanderais ici-même pour un autodafé bien mérité !
Ma mère a quand même pris une ou deux photos de la vue sur Ôsaka...

Nous sommes ensuite rentrés, fatigués et grincheux, pour une nouvelle bonne nuit de sommeil (ou à peu près).
***
Ça va être long mais il semblerait que je vais finalement raconter ça jour par jour.
Donc ce sera tout pour aujourd'hui !
03/05/2007 : St-Jacques et St-Philippe (bonne fête papa !) - Senkachi (chance le matin, malchance l'après-midi) - Teiyû (jour du cadet du feu du coq/de l'oiseau)
A bientôt !
01 mai 2007
ああ、疲れた...
Je suis donc fatigué, et non sans raisons, ces 15 derniers jours ayant été très occupés. Ma mère et mon frère sont venus passer leurs vacances au Japon et à cette occasion, nous avons fait du tourisme, et du tourisme intensif !
Enfin, ça m'aura donné l'occasion de sortir un peu d'Ôsaka...
Bon alors, commençons un rapide résumé de ces dernières semaines, et en photo pour une fois.
***
Hanami
Le hanami, c'est une sorte de tradition printanière japonaise. En vrai, c'est juste un pique-nique, mais avec ses spécificités : il se fait sous les fleurs de cerisiers, qu'on est censé d'ailleurs contempler à cette occasion (hana=fleur mi=regarder) ; on y boit beaucoup d'alcool (aucun lien avec les cerisiers) ; et il se fait en général sur d'immondes bâches bleues (voir photos ci-dessous).
Des gens en train de faire des hanami sous de beaux
cerisiers en fleurs, le long d'un fleuve.
Le hanami peut se faire entre amis, en famille, entre collègues de boulot... Pour ce genre de rassemblement plus officiel, il n'est pas rare de réserver ses places du jour au lendemain par exemple (on peut ainsi voir des fils tendus entre trois arbres pour délimiter un joli coin avec une petite pancarte pour savoir qui l'a réservé).
Enfin bref, j'ai pour ma part participé à pas moins de 3 hanami en une semaine, même si le dernier (qui était aussi le plus gros) n'avait d'hanami que le nom vu le petit nombre de fleurs de cerisiers qu'on pouvait encore voir...
Une image du dernier hanami en question. La photo
ne montre qu'une partie de l'assemblée, qui devait
bien s'élever à une soixantaine de personnes en tout(*)
(c'est un compagnon de football qui nous y avait
invité). Sur cette image on peut voir que les arbres sont
plus verts que roses, et aussi apercevoir mes
compagnons français Olivier et Pierre.
(*) rectification : 90 personnes selon les organisateurs ! (pas de chiffres de la part de la police pour le moment)
***
Sanpô
Entre ces hanamis, j'ai décidé un beau jour de me faire une grande balade dans Ôsaka, avec l'objectif avoué d'essayer d'atteindre la mer (car Ôsaka a beau être une ville côtière, ça ne se sent pas terriblement quand on y vit...).
La configuration d'Ôsaka et mon parcours, pour vous donner une idée :
Oui, j'ai fait un virage malencontreux...
Au final je ne sais pas si je peux vraiment dire que j'ai vu l'océan, avec tous ces avancées sur la mer qu'il y a dans cette fichue ville...
Enfin, quelques photos quand même (sur lesquelles on peut cliquer pour les agrandir, comme toujours) :
Un bord de fleuve...

J'ai sans le faire exprès réglé mon appareil sur Noir
et Blanc pendant une quinzaine de photos, ce qui
m'a gâché tout un tas d'essais sur de jolis arbres à
fleurs ou de jolis feuillages... Quelques unes rendent
quand même pas trop mal, dont ces deux-là.
A Ôsaka, ils aiment bien ce genre de petite
promenade au bord de l'eau... mais jamais
plus longues qu'une centaine de mètres !
Des jeunes gens qui s'entraînent au base-ball juste
devant le Ôsaka Dome, qui ressemble à un gigantesque
et grotesque OVNI. (en vrai c'est une salle de concerts,
conférences et autres machins)
Au fil de l'eau.
J'étais un peu perdu dans une sorte de quartier pas
beau, quand je suis tombé sur ce petit chemin entre
deux patés de maison, qui m'a ravi pendant 200 bons
mètres, me faisant passer à côté d'un petit parc fleuri
où de vrais petits enfants japonais jouaient, du genre
qui me remercient d'un vigoureux "Arigatô gozaimasu !"
quand je leur renvoie leur balle de base ball, au lieu d'un
vilain "sankyu !" (thank you) mal maîtrisé...

Et pour la fin, un paysage de presque-mer, et les abords
du Universal Studios Japan où j'ai finalement échoué.
Moins japonais que ça comme environnement, tu meurs. C'est immonde.
Après ça, j'ai pris le train et je suis rentré chez moi où j'ai eu l'agréable surprise de m'apercevoir que laisser sa fenêtre ouverte en sortant alors qu'il y a du vent et qu'on habite juste au-dessus d'un charmant petit parc avec du sable partout, ce n'est pas du tout une bonne idée.
***
Kankô (1)
Voilà, donc après ça ma mère et mon frère sont arrivés, et nous avons beaucoup bougé.
Je vais ne mettre qu'une partie aujourd'hui, la suite sera pour plus tard.
(les photos qui suivent sont prises indifféremment par ma mère ou moi - peut-être par mon frère aussi de temps en temps)
Mercredi 18 : Après une réception sans histoire, et alors que mon frère tentait de récupérer du décalage horaire, ma mère et moi sommes allés faire un tour dans mon quartier.

Ma mère a beaucoup apprécié l'aspect extérieur des love hotel (hôtels de
passe nippons) situés non loin de chez moi. Il faut dire que ça n'a pas
grand chose à voir avec l'idée qu'on peut se faire de ce genre d'endroits
en France.

La rue de Dotonbori, à la fois jeune et touristique et à 5 minutes à pied
de chez moi. Le crabe géant (et qui bouge !) signale un restaurant
spécialisé, eh bien... dans le crabe. Pas beaucoup de monde sur cette
photo, mais le week-end et en fin d'après-midi, c'est une autre affaire...
Ce fut tout pour cette journée, et je pense que ce sera aussi tout pour cette note qui me semble suffisamment longue comme ça.
La suite une autre fois ! (mais rapidement quand même)
***
01/05/2007 (fête du travail) : St-Joseph - Taian - Itsubi (jour du cadet de l'arbre de la chèvre/du mouton)
A très bientôt !
04 avril 2007
Le sport c'est bien, mais vu de loin...
Aujourd'hui avait lieu la finale du tournoi de printemps du Koshien.
Comme vous pouvez le voir en lisant l'article lié ci-dessus, le base-ball lycéen au Japon est une affaire sérieuse. Tous les matchs du tournoi final sont retransmis à la télévision et les stars du tournoi atteignent un degré de célébrité relativement important auprès du grand public.
L'extérieur du stade du Koshien, situé à Ôsaka, où se
déroule l'ensemble du tournoi final et qui donne son
nom au tournoi.
Le tournoi est aussi très présent dans l'imaginaire collectif : de nombreux mangas, jeux vidéos, films ou séries télévisées y sont consacrés, et plus qu'une quelconque victoire professionnelle ou nationale, c'est le tournoi du koshien qui met des étoiles dans les yeux des petits apprentis base-balleurs et leur donne leurs rêves d'avenir accomplis. (à se demander ce qu'ils pourront bien faire après l'adolescence - d'ailleurs j'aimerais bien parler plus en détail de la représentation de l'adolescence au Japon un de ces 4, si j'ai l'occasion et la motivation...)
J'ai donc suivi quelques matchs du tournoi à la télévision (souvent en faisant autre chose, parce que le base-ball, c'est passionnant mais seulement par moments), et j'ai pu apprécier les qualités du base-ball lycéen par rapport au base-ball professionnel, dont la saison a commencé il y a peu.
Déjà au niveau du jeu, bien qu'il n'y ait pas forcément plus de points marqués, le jeu bouge beaucoup plus : j'ai l'impression qu'on voit beaucoup plus de "hits" (balles frappées) et de gens sur les bases en train de courir, sans doute parce que les défenses sont moins au point que chez les pros, mais que les home runs (balle frappées qui sortent du terrain et font donc des points automatiquement) sont beaucoup plus rares.
Ensuite, d'un point de vue atmosphère, c'est plus rigolo : les ados ont l'air vraiment content d'être là, ils rigolent entre deux phases de défense, et quand ils gagnent, ils montrent une joie plus rafraîchissante que la morgue affichée par la plupart des professionnels...

Le tableau de score (bien évidemment je n'ai pas pris
ces photos, j'ai juste fait une rapide recherche sur internet
pour ne pas faire un deuxième message sans images :
les photos ne présentent pas du tout la finale, mais des
matchs au hasard)
Bien sûr, tout n'est pas rose non plus au pays du base ball lycéen, qui paie aussi sa popularité et sa médiatisation : quelques scandales de mauvais traitement des joueurs par les staffs, ou encore des règles contre les teintes de cheveux chez les jeunes joueurs et des exclusions de lycées concernés par des "scandales" (jetez un oeil à la liste dans l'article wikipedia... "former player drinking and smoking" comme raison d'exclusion par exemple...) pour conserver une certaine "pureté" au tournoi.
Enfin bref, ceci mis à part, la finale de cet après-midi était tout à fait passionnante. Elle opposait donc le Ôgaki Nihon Daigaku Kôkô (de la préfecture de Gifu) au Tohoka Gakuen Kikugawa Kôkô (de la préfecture de Shizuoka), et c'est ce dernier qui l'a emporté sur le score de 6-5, tout au bout d'un suspense terrible, l'équipe de Tohoka ayant marqué ses deux derniers points à la 8ème phase d'attaque (sur 9) après avoir été menée tout le match.
Leur joie après la victoire faisait plaisir à voir, mais le lycée d'Ôgaki a été un très beau perdant : l'entraîneur était tout souriant lors de l'interview d'après-match, disant qu'il espérait pouvoir revenir à ce niveau, et que ça avait été une expérience très sympa (il pourrait apprendre à Gérard Houiller comment bien perdre une finale tiens...), et les joueurs les plus souriants lors du protocole de remise des prix, c'était bien eux, paradoxalement.
Un joueur ramasse un peu de terre
du stade pour la ramener chez lui,
c'est une tradition.
Mais il faut avouer aussi que cette cérémonie n'avait pas de quoi donner à sourire... Je l'ai suivie jusqu'au bout parce que j'étais curieux, mais c'était abominable...
Là où, dans n'importe quelle compétition de foot, on a droit à, dans l'ordre : une explosion de joie, des gars qui sautent partout, une tribune vite installée, des médailles et la coupe remises, et hop on passe à "We are the Champions" et au tour d'honneur et on en parle plus, ici c'était (et je pense que je vais sûrement oublier des étapes) :
une explosion de joie, assez vite réprimée - le protocole d'après-match (on salue les adversaires, les arbitres, les spectateurs, on écoute en chantant l'hymne du lycée) - un défilé en rang militaire, pour les deux équipes - un loooooong discours du président de la fédération du base ball lycéen, qui parle du tournoi, de ses valeurs, qui félicite chaque équipe, bla bla, bla bla - le vice-capitaine de l'équipe qui a gagné qui va chercher un drapeau (en trottinant quand même), le capitaine de l'équipe qui a gagné qui va chercher un beau plateau, le capitaine de l'équipe qui a perdu qui va chercher un autre drapeau - la remise des médailles - un autre looooooong discours d'un type non-identifié (mon attention était déjà fluctuante à ce moment-là) - l'hymne de la fédération - un nouveau défilé en rang militaire tout autour du stade, qui semble durer des heures - et puis ça a l'air fini, je crois (et tout cela est bien entendu rythmé par les déclarations d'une speakerine qui explique chaque étape au stade entier, tout en précisant de quel tournoi il s'agit, on sait jamais qu'on se tromperait...)
Enfin bref, c'était absolument horrible, et moi aussi j'aurais tiré la gueule comme les joueurs de Tohoka si on m'avait gâché ma victoire comme ça !
D'autres images plutôt sympa ici
(dont une d'une équipe victorieuse en train de chanter son hymne vers le milieu : ils y mettent du coeur...)
***
Et pendant ce temps, les femmes me prouvent qu'elles peuvent être aussi connes que les hommes, et que le sport n'adoucit visiblement pas les moeurs. (maintenant je comprends mieux pourquoi le base-ball lycéen est réservé aux hommes : ce serait un coup à faire exclure des lycées entiers pendant des années ça tiens !)
Et puis c'est tout, j'ai potentiellement deux matchs de foot cette semaine, celui de demain n'étant pas encore sûr. J'essaierai de ne pas être trop violent et de ne pas avoir de comportement honteux, je vous le promets.
03/04/2007
: St-Richard - Taian (le jour le plus faste, un bon moment pour faire des mariages, ce genre de trucs) - Teibô
(jour du cadet du feu du lapin)
Voilà, à bientôt !
31 mars 2007
C'était bien la peine d'aller si loin...
Hum, on ne peut pas dire que je sois très régulier, n'est-ce pas ?
A ma décharge, je n'ai pas eu grand chose à raconter ces dernières semaines. Mais ça change.
***
Tout d'abord, j'ai trouvé un boulot. Qui ne commence qu'en Juin mais un boulot quand même, et c'est déjà pas mal.
Je serai donc serveur de début Juin à fin Août (ou un peu moins selon la date de mon retour en France) dans un hôtel qui semble plutôt luxueux , situé dans la station thermale assez réputée de Gero (préfecture de Gifu).
Personne ne m'en a encore fait la réflexion, mais je ne peux pas m'empêcher de remarquer que c'était bien la peine de partir si loin de chez moi si c'est pour finalement me retrouver dans un endroit qui s'appelle comme mon quartier à Nice (Gairaut...).
Je pensais au départ, après avoir vu l'annonce et repéré Gero sur une carte, que ce serait dans un petit hôtel, du genre familial (l'annonce ne semblait pas très "professionnelle"). A priori, non donc. Mais ça aura sans doute ses charmes malgré tout !
***
Pour répondre à la question de Huihan dans les commentaires du précédent message :
"bonjour à tous,
je voulais savoir un truc par rapport à la salle de sport et plus précisément ce qui se passe dans les vestiaires..
quand
j'etais en CHine, g découvert avec stupéfation que le chinois et les
chinoises se mettaient à poil sans complexe comme s'il n'y avait
personne d'autre dans les vestiaires. J'ai même une anecdote bien
dégueulasse !
Bref g cru comprendre qu'en Corée ct la même chose.
Dc ma question : Au Japon c'est pareil ??"
Eh bien tout d'abord, on parle bien de vestiaires séparés hommes/femmes n'est-ce pas ? En tout cas, ici ils sont séparés, c'est sûr. Ensuite je n'ai pas vraiment fréquenté de vestiaires de salles de sport, mais dans tout ce qui est vestiaire de bains (onsen, ou bains dans les hôtels où je suis allé), la pudeur est une option.
On peut bien essayer de cacher les parties sensibles avec une petite serviette, mais on s'aperçoit assez rapidement que presque personne ne le fait, alors on se laisse relativement vite aller à un exhibitionnisme assumé, ou plutôt à un "on fait comme si de rien n'était".
Je ne suis pas allé dans les bains des femmes pour voir comment ça s'y passait mais je suppose que ça doit être plus ou moins le même topo.
Je ne sais pas si ce comportement est réservé aux bains ou si il s'étend à tous les vestiaires, à vrai dire il faudrait demander à quelqu'un de sportif ! (si il y a un sportif qui est allé au Japon qui lit ce blog...)
(Je suis curieux d'entendre l'anecdote au fait !)
***
Sinon cette semaine j'ai passé une partie de la journée de jeudi avec la mère et la soeur de la femme de mon cousin, nous avons mangé ensemble, visité une exposition sur l'émail (et non pas l'e-mail comme j'ai d'abord cru en lisant les détails du rendez-vous, mais ça me semblait bizarre quand même... hum...) au "Osaka Municipal Museum of Art", bu un coup et beaucoup marché !
C'était agréable (et ça m'a permis de mesurer la vitesse de communication des informations dans un réseau familial, dans un sens comme dans l'autre, même à des milliers de kilomètres d'écart ! c'est assez fascinant quand on y pense...), de plus je peux d'ores et déjà vous annoncer que je ne mourrai pas de faim cette semaine, car j'ai eu droit de façon très gentille à un ravitaillement alimentaire conséquent !
Aujourd'hui nous avons mangé un yakiniku avec Olivier, Kiyomi (sa future épouse) et son ami Pierre (Pierre d'Avignon comme il le surnomme dans son blog habituellement). C'était sympa mais je n'ai pas pensé à prendre de photos de ce que je mangeais, désolé. D'ailleurs, je n'ai pas pensé à prendre mon appareil photo tout court à vrai dire, je l'ai ensuite regretté quand j'ai voulu prendre une photo de la foule dans les rues à la mode près de chez moi. Mais comme m'a fait remarquer Olivier, cette foule sera encore là la semaine prochaine, ou même demain, donc je la prendrai bien en photo un jour (mais vous n'aurez pas la photo cette fois-ci, c'est tout.)
J'ai aussi énormément regretté de ne pas avoir mon appareil photo sur moi hier quand, dans une stupeur intense et en allant chercher mon linge à la laverie automatique, j'ai vu passer devant moi une grosse voiture décapotable diffusant (à fond !) une espèce de musique pop bon marché et avec à son bord deux... deux jeunes hommes disons, habillés d'une façon innommable avec des fringues léopard, des cheveux teints en blonds et s'agitant en choeur et en poussant des cris sur le tempo de la chanson niaise qu'ils écoutaient (à fond !).
Je ne suis pas encore bien sûr de ne pas avoir été victime d'une hallucination, mais si ils existaient vraiment j'espère seulement qu'ils repasseront un jour dans mon quartier, de façon tout aussi ridicule, et ce jour-là, mon appareil photo et moi serons prêts. Je vous le jure !
***
Avant mon départ pour le Japon, mon cousin Romain m'avait suggéré de parler dans ce blog de la façon dont les élections présidentielles françaises et leur campagne pouvaient être perçues d'ici.
J'y ai pensé mais pour dire vrai, je n'ai rien vu s'y rapportant pendant de longues semaines, jusqu'à l'autre jour où je suis tombé sur la NHK sur une petit reportage tournant autour d'une interview de Nicolas Hulot. Le principal sujet était donc son Pacte Ecologique, comment il y a pensé, comment il l'a mis en place, qu'il était déçu que tout le monde l'ait signé mais que tout le monde s'en fiche (à cette occasion je dois dire qu'il parle un anglais épouvantable...). Les japonais se posant souvent en grands défenseurs de l'environnement, tout ceci était présenté de manière très positive pour l'ancien animateur de télé.
Après ça on a eu un rapide compte-rendu d'un correspondant à Paris sur le fait que les 3 candidats principaux se tenaient en un mouchoir de poche et que c'était très serré.
C'est à peu près tout pour le moment, mais ce n'est quand même pas si mal. Quelle chaîne française a diffusé un quelconque reportage sur les élections de l'an dernier au Japon, un mois avant celles-ci ?
Je suppose que les journaux doivent en parler un peu plus, mais leur lecture est malheureusement au-delà de mes capacités...
***
Bon eh bien voilà, je parlerai d'autres choses une autre fois.
31/03/2007
: St-Benjamin - Tomobiki (en réalité, c'est un cycle de 6 jours, ce n'est pas ma faute si je tombe toujours sur les deux mêmes !) - Kôshi (jour de l'aîné du bois du rat) (premier jour du cycle de 60 !)
A bientôt ! (j'espère)

















